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 Qu'est ce que la philosophie ?

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dewi
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Messages : 28
Date d'inscription : 02/10/2010
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MessageSujet: Qu'est ce que la philosophie ?   Ven 15 Oct - 6:02

Quelques textes que j'ai trouvé sur la toile me semblant juste.

Mais la question vous reste ouverte.

Pour moi, la philosophie est le fait de ne pas savoir et de ce point de départ, de recherché de manière objective et subjective, l'essence de chaque chose sans jamais l'affirmé comme étant vrai.



"Qu'est-ce que la philosophie ?

Définition philosophie : La philosophie, selon Pythagore, auquel remonte le mot, ce n'est pas la sophia elle-même, science et sagesse à la fois, c'est seulement le désir, la recherche, l'amour (philo) de cette sophia. Seul le fanatique ou l'ignorance se veut propriétaire d'une certitude. Le philosophe est seulement le pèlerin de la vérité. Aujourd'hui, où la science constitue tout notre savoir et la technique, tout notre pouvoir, la philosophie apparaît comme une discipline réflexive. A partir du savoir scientifique, la visée philosophique se révèle comme réflexion critique sur les fondements de ce savoir. A partir du pouvoir technique, la sagesse, au sens moderne se présente comme une réflexion critique sur les conditions de ce pouvoir.

Problématique : Philosophie vient du grec "philosophie"qui signifie ami de la sagesse, l'activité philosophique est une recherche et non pas un savoir, le philosophe s'interroge parce qu 'il sait qu 'il ne sait pas. Il ne peut y avoir de philosophie s'il n'y a pas au départ l'expérience de l'ignorance et le désir de savoir. Mais ce désir, aussi puissant soit-il. rencontre les limites de la raison, l'esprit humain ne peut pas tout connaître. Cette expérience est fondatrice de la philosophie."
(pas de source)



"Qu’est-ce que la philosophie ?

Le mystère de la philosophie tient, entre autres, à ce qu’elle fait d’une activité proprement humaine une discipline de spécialistes. Portant le nom de ce que chacun fait, elle se rend obscure en prétendant à l’exclusivité. Philosopher c’est penser – pense-t-on à juste titre. Mais quel homme n’en fait-il pas autant, en société, au travail, en lisant ou simplement par devers lui en réfléchissant ?

Mystère donc d’une discipline qui s’arroge le nom de ce que tout le monde fait et se rend opaque en doublant la chose la plus humaine du monde. Y aurait-il un art de la pensée ? Une manière spéciale, profonde, réservée aux initiés, de penser ? Ou tout homme est-il philosophe sans le savoir, et les philosophes des prétentieux et prétendus techniciens ? Qu’y a-t-il donc de singulier en elle, d’unique, de critique, de radical ?

L’étymologie est claire : philosopher c’est aimer le savoir, vouloir la sagesse, désirer penser. Le philosophe n’est pas l’homme sage, mais celui qui désire le plus l’être ; il n’est pas celui qui sait, mais qui veut savoir. Il n’a pas une pensée spéciale, mais possède un désir particulier, une conscience particulière, infiniment modeste, de toujours manquer, de n’en avoir jamais fini d’être sûr de sa pensée. Par définition, par vocation, le philosophe n’est pas un initié…

Croyant n’être jamais du côté du savoir, il n’en finit pas d’interroger, de préciser, de discuter. Rempli d’un appétit avide, portant sur un objet illimité, il poursuit indéfiniment sa quête, à mi-chemin entre l’idéal du savoir et ses anciens préjugés. Ce qui le caractérise n’est donc ni son savoir, ni sa pensée, mais la force d’un désir qui ne sait pas, ou si peu, s’arrêter de chercher et de cheminer."
(pas de source)



"Brève réponse à la question : qu'est-ce que la philosophie ?

par Raymond-Robert Tremblay, du cégep du Vieux Montréal

La philosophie est une discipline intellectuelle qui utilise des méthodes qui se veulent rationnelles et critiques. Elle travaille avec des concepts abstraits et tente de définir de grands principes généraux et de répondre aux questions fondamentales de la vie et de la mort, du sens de l'existence, des valeurs individuelles et sociales, de la nature du langage ou de la connaissance et du rapport que nous avons avec les choses elles-mêmes.

En philosophie, on peut avoir de bons ou de moins bons concepts, de bons ou de moins bons arguments, mais on ne peut pas avoir de preuves irréfutables, car ce n'est pas une science formelle ou empirique (bien qu'elle soit le creuset des sciences). En tout état de cause, la philosophie est fondamentalement une discipline rationnelle, bien que ses premiers principes ne puissent pas être démontrés.

La philosophie est multiple: il n'y a pas une mais des philosophies, différentes et le plus souvent opposées les unes aux autres. Les philosophes élaborent quelquefois un système en répondant systématiquement, à partir de certains principes de base (postulats fondamentaux considérés évidents en soi), à ses questions fondamentales (celles qui sont alors définies comme étant les questions fondamentales, car il n'y a pas de consensus sur ces questions). Plusieurs l'ont fait, comme Aristote ou Hegel. D'autres n'ont pas une approche systématique, mais privilégient plutôt une approche critique, comme Nietzsche ou Derrida. D'autres enfin oeuvrent dans une région spécialisée de la philosophie : philosophie de l'éducation, du langage, de la science, éthique fondamentale, esthétique, philosophie de la psychologie, philosophie au Moyen âge, etc.

Les philosophies et les philosophes s'opposent entre eux constamment sur diverses questions à partir de ces principes différents et des conséquences qu'ils en tirent. Ainsi la philosophie est un perpétuel recommencement, car il ne peut pas y avoir de réponses définitives ou universellement acceptables à ses questions. En outre, la philosophie a une dimension personnelle: chaque philosophie exprime le style du philosophe qui l'a proposée.

En philosophie, les opérations de base sont : informer, problématiser, conceptualiser, juger et argumenter. Ses outils privilégiés sont l'analyse (l'analyse conceptuelle, l'analyse logique ou linguistique), la synthèse, la critique, la dialectique (la discussion critique). En général, les philosophes n'abordent pas les questions au premier degré, directement, comme le commun, mais à un second niveau, plus général et plus abstrait, car ils doivent toujours ramener les questions au plan des principes (des valeurs de base, des choix méthodologiques fondamentaux, des postulats ontologiques ou gnoséologiques).

En gros, on peut distinguer trois grandes manières de faire la philosophie :

1) la manière rigoureuse, analytique, "scientifique". Ex.: Bertrand Russell.

2) la manière poétique, métaphorique, littéraire. Ex.: Soren Kierkegaard.

3) toute variante entre ces extrêmes!

Considérons une question métaphysique comme : «pourquoi y a-t-il de l'être plutôt que rien ?» (Leibniz)

Exemple de la démarche de...

Type 1 : Analyser les termes de la question. Éventuellement, conclure qu'elle est sans signification précise, purement affective, ou impossible à répondre, car au-delà des limites de notre connaissance.

Type 2 : Élaborer sur le concept de l'être, du rien (ou du non-être, ou du néant) ou de l'existence en soi. Suggérer des voies intuitives de connaissance de l'être. Comparer avec d'autres ontologies (peut être pour les rejeter).

Type 3 : Toute combinaison entre les deux démarches, c'est-à-dire un mélange d'analyse et de spéculation.

Généralement les gens ont a priori une sensibilité qui les prédisposent à l'un ou l'autre de ces styles, à l'une ou l'autre de ces méthodes. Le rapport de quelqu'un avec la philosophie est une affaire hautement personnalisée.

Piaget disait : «La philosophie est une foi raisonnée.» Elle tient un peu de la religion, un peu de la littérature, un peu de la logique et un peu de la science mais en fait se distingue nettement de chacun de ces champs de discours. En un sens, nous sommes tous philosophes, disait Gramsci, mais d'une manière incohérente et très crédule. Nous sommes environnés par diverses idéologies qui déterminent en partie nos perceptions, nos conceptions, nos pensées et ultimement nos actions. Il faut devenir des philosophes plus cohérents et plus critiques. Il faut, dit-il, «devenir son propre guide».

Aujourd'hui la philosophie est devenue une discipline très spécialisée et très divisée. Son histoire est longue et prestigieuse, son corpus est énorme et très ramifié, ses méthodes sont nombreuses et complexes, chaque champ de recherche est rempli de travaux et de positions divergentes. Son étude exige beaucoup de travail et de rigueur."



"Qu’est-ce que la philosophie? Texte de Kant

On ne peut pas apprendre la philosophie, pour Kant. On ne peut qu’apprendre à philosopher:

« La philosophie n’est véritablement qu’une occupation pour l’adulte, il n’est pas étonnant que des difficultés se présentent lorsqu’on veut la conformer à l’aptitude moins exercée de la jeunesse. L’étudiant qui sort de l’enseignement scolaire était habitué à apprendre. Il pense maintenant qu’il va apprendre la Philosophie, ce qui est pourtant impossible car il doit désormais apprendre à philosopher. Je vais m’expliquer plus clairement : toutes les sciences qu’on peut apprendre au sens propre peuvent être ramenées à deux genres : les sciences historiques et mathématiques. Aux premières appartiennent, en dehors de l’histoire proprement dite, la description de la nature, la philologie, le droit positif, etc. Or dans tout ce qui est historique l’expérience personnelle ou le témoignage étranger, – et dans ce qui est mathématique, l’évidence des concepts et la nécessité de la démonstration, constituent quelque chose de donné en fait et qui par conséquent est une possession et n’a pour ainsi dire qu’à être assimilé: il est donc possible dans l’un et l’autre cas d’apprendre, c’est-à-dire d’imprimer soit dans la mémoire, soit dans l’entendement, ce qui peut nous être exposé comme une discipline déjà achevée. Ainsi pour pouvoir apprendre aussi la Philosophie, il faudrait d’abord qu’il en existât réellement une. On devrait pouvoir présenter un livre, et dire : « Voyez, voici de la science et des connaissances assurées ; apprenez à le comprendre et à le retenir, bâtissez ensuite là-dessus, et vous serez philosophes » : jusqu’à ce qu’on me montre un tel livre de Philosophie, sur lequel je puisse m’appuyer à peu près comme sur Polybe,(2) pour exposer un événement de l’histoire, ou sur Euclide pour expliquer une proposition de Géométrie, qu’il me soit permis de dire qu’on abuse de la confiance du public lorsque, au lieu d’étendre l’aptitude intellectuelle de la jeunesse qui nous est confiée, et de la former en vue d’une connaissance personnelle future, dans sa maturité, on la dupe avec une Philosophie prétendu ment déjà achevée, qui a été imaginée pour elle par d’autres, et dont découle une illusion de science, qui ne vaut comme bon argent qu’en un certain lieu et parmi certaines gens, mais est partout ailleurs démonétisée. La méthode spécifique de l’enseignement en Philosophie est zététique, comme la nommaient quelques Anciens (de dzétein, rechercher), c’est-à-dire qu’elle est une méthode de recherche, et ce ne peut être que dans une raison déjà exercée qu’elle devient en certains domaines dogmatique, c’est-à-dire dérisoire ».

Kant, Annonce du programme des levons de M. E. Kant durant le semestre d’hiver ".


Bonne lecture ^^.
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